Les lectures de Papa Fredo

Les fiches de lecture sporadiques d'un papa content d'avoir encore un peu de temps pour bouquiner

05 novembre 2009

Hêtre ou ne pas être

Debout les morts, de Fred Vargas

Vargas

De quoi ça parle ?

Une ancienne cantatrice disparaît après qu'elle eut trouvé, planté dans son jardin, un arbre qui n'y était pas la veille. Ses nouveaux voisins, quatre types peu ordinaires, décident de mener l'enquête à leur manière.

Mon opinion :

De Fred Vargas je n'avais lu que l'histoire de l'homme aux cercles bleus, qui m'avait laissé plutôt froid. Il est vrai que je l'avais lue dans des conditions un peu particulières. C'est donc sans a priori que j'ai ouvert ce livre.

J'ai lu un premier chapitre absolument hallucinant. Inquiétant, étrange, un peu glaçant; on sent le sourd malaise qui monte chez le personnage et qui opère aussi chez le lecteur. Et tout cela écrit avec une économie de moyens stupéfiante.

Après ce début en fanfare, on s'attache aux personnages principaux auxquels on s'identifie assez facilement, d'autant qu'ils nous sont peints comme profondément humains. Et il règne pendant tout le roman une atmosphère étrange, saugrenue, qui teinte le style assez familier de Vargas d'une couleur bien particulière.

Côté scénario, on arrive tout de même assez vite à une trame de polar tout ce qu'il y a de plus classique, mais bien ficelée et ménageant un suspense intéressant qui va crescendo. On referme tout de même le livre légèrement déçu de cette fin qui arrive peut-être trop vite ou de manière trop abrupte, et surtout de devoir laisser ces personnages qu'on avait appris à apprécier.

Du très bon polar donc, de quoi donner envie de se plonger dans les autres opus de la dame.

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03 novembre 2009

Journal du hot

Happy sex, de Zep

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De quoi ça parle ?

Une série de petites histoires (une page ou deux) humoristiques mettant en scène la sexualité de nos contemporains.

Mon opinion :

Parler de sexe avec humour et sans tomber dans le graveleux est toujours délicat. Zep réussit très bien à éviter l'écueil : ses planches sont toujours comiques sans jamais être vulgaires. En revanche, les prudes s'abstiendront d'ouvrir cet album : même si on est loin du porno chic de Manara ou des délires turgescents de Serpieri, tous les dessins sont explicites et les situations présentées sans aucune équivoque. Attendez-vous à admirer tous les détails de l'anatomie humaine. Toutes les pratiques hétérosexuelles sont abordées, sans jamais être graves ou lourdes. On reste dans l'humour et on reconnaît facilement un voisin, un ami... ou soi-même. Mine de rien, on tient là un bon condensé de la sexualité de notre société (à l'exception notable des homosexuels, donc).
Tout celà m'a fait sourire et certains gags sont plus franchement hilarants (mention spéciale à celui avec les géraniums...).
Voilà donc une bonne surprise que cet album qui constitue un bon interlude entre deux lectures plus conséquentes.

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01 novembre 2009

Acheté chat en poche

Le chat qui lisait à l'envers, de Lilian Jackson Braun

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De quoi ça parle ?

Jim Qwilleran est embauché comme critique d'art au Daily Fluxion. Il a beau ne rien connaître à l'art, il sait écrire et sa qualité d'ancien chroniqueur criminel lui a laissé une certaine habileté pour amadouer ses interlocuteurs. Très vite il se rend compte que le vrai critique d'art du journal est détesté du microcosme artistique de la ville. Après avoir enfin réussi à le rencontrer, il se lie d'amitié avec son chat siamois, Koko, qui possède certaines capacités assez inhabituelles...

Mon opinion :

Voilà, ça y est, je suis accro et en train de m'acheter tous les livres de la série... Celui-ci est le tout premier, dans lequel on fait connaissance avec nos héros. Braun n'a pas son pareil pour nous attacher en trois paragraphes à ce chroniqueur raffiné sur le retour, flegmatique et subtil, amateur de bonne cuisine et de jolies femmes, et surtout de chats. Elle nous brosse d'ailleurs le portrait d'un chat assez spécial, par lequel tout amateur de félins sera sans nul doute charmé.

Pour ce qui est de l'intrigue policière, elle est plutôt légère, longue à se mettre en place, et finalement presque accessoire. On n'a pas vraiment l'impression que c'est ça le plus important.

Quant au style, il est très lisible, sans fioritures, je dirais presque chaleureux... Bref, tout amateur de polars et de chats devrait apprécier, d'autant que ça se lit très vite, comme une récréation. Je sens que moi, en tout cas, je vais me régaler.

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26 octobre 2009

Voyages

Le chasseur de jaguar, de Lucius Shepard

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De quoi ça parle ?

Ce recueil de nouvelles est paru il y a plus de vingt ans et constitue la première partie de la traduction du recueil original (la seconde étant sobrement intitulée "La fin de la vie (pour ce que nous en savons)"). Cinq nouvelles donc, dont voici le "pitch" :

* "Le chasseur de jaguar" : Quelque part en Amérique Centrale, un ancien chasseur de jaguar reprend du service contre son gré. Il aura l'occasion de revenir à ses racines indiennes.

* "L'homme qui peignit le dragon Griaule" : Dans un univers parallèle, aux relents de fantasy discrète, un homme décide de peindre pour l'empoisonner un dragon aux dimensions d'un paysage qui ne vit plus que par l'influence néfaste qu'il a sur les gens aux environs.

* "Salvador" : L'expérience fantastique d'un soldat américain pendant la guerre du Salvador.

* "Comment chuchote et crie le vent à Madaket" : Un écrivain en retraite studieuse sur l'île de Nantucket se trouve confronté à une étrange entité qui l'inspire mais qui exige autre chose de lui...

* "Corail Noir" : L'expérience fantastique d'un ancien combattant du Vietnam retiré sur une île des Caraïbes.

Mon opinion :

Lucius Shepard a été un baroudeur, et ça se sent : l'exotisme est le premier mot qui vient à l'esprit quand on le lit, et je dirais que c'est ce qui m'attire particulièrement chez lui. Il a une façon de nous imprégner d'une atmosphère, d'une ambiance, d'un décor, de personnages, avec des descriptions évocatrices tout en restant assez concises. On voyage, donc, au long de ces cinq nouvelles, dans des contrées fort différentes.
La science-fiction se fait assez discrète, battue en brèche par le fantastique fortement teinté de mystique et de mythique. Mais ce ne sont que des outils utilisés pour décrire les sentiments et tiraillements d'un homme, le héros, en proie à ses démons intérieurs.
Le style est soigné, digne des plus grands auteurs de littérature blanche, et même si parfois il faut s'accrocher, l'ensemble est assez fluide, suffisamment varié pour ne pas nous lâcher.
Des cinq nouvelles, je retiendrais particulièrement la deuxième, qui m'a tout simplement bouleversé. Des images qui me resteront longtemps, comme une persistance rétinienne.
Et aussi la plus longue, la quatrième, que n'aurait pas reniée un Stephen King en grande forme, quoique un peu longuette.
Voilà donc, de la bonne littérature, pour ce recueil qui n'a jamais été réédité mais qu'on peut trouver assez facilement d'occasion.

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14 octobre 2009

Suite tranquille

Axis, de Robert Charles Wilson

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De quoi ça parle ?

Une quarantaine d'années après les événements narrés dans Spin, une partie de l'Humanité s'est installée sur Equatoria, une planète directement accessible depuis la Terre en passant par l'Arc, un immense artefact laissé dans l'Océan Indien par les Hypothétiques, mystérieuse entité dont on ne sait quasi rien et qui est à l'origine du Spin. Lise Adams est à la recherche de son père, qui a mystérieusement disparu une vingtaine d'années auparavant, et, en compagnie de son amant Turk Findley, elle va être amenée à croiser un mystérieux gamin élévé par une communauté dans le désert et qui a certaines facultés en relation avec ces fameux Hypothétiques...

Mon opinion :

Si vous n'avez pas lu Spin, prix Hugo 2006, parfait mélange entre "sense of wonder" à couper le souffle et relations humaines fouillées, faites-le avant d'attaquer cette suite sinon vous risquez de passer à côté.
A côté de quoi me direz-vous ?
Il faut d'abord savoir que RC Wilson aime étudier dans ses romans les conséquences d'événements cosmiques ou déstabilisants sur des personnes comme vous et moi, sur la manière de réagir à l'inconcevable qui fait irruption dans des vies bien rangées. Le dosage entre la SF et le côté "étude des personnages" n'est pas toujours très bon, mais dans Spin il était parfait.
Ici la différence est notable : il n'y a pas à proprement parler d'événement cosmique, et nous retrouvons un "background" connu et même un des trois personnages principaux de Spin, mais qui n'a ici qu'un second rôle.
En revanche les personnages sont très bien campés, la narration est fluide, tranquille, l'histoire prend son temps mais sans traîner, il y a cette petite dose d'exotisme qui n'est pas désagréable. On a aussi une vague trame de thriller mais qui a le bon goût de s'effacer assez vite avant de sombrer dans le lourdingue.
Le tout forme un roman sans sommet mais sans abîme non plus, étrangement paisible, très égal. J'ai ressenti une certaine familiarité dans ces pages, comme si je retrouvais une vieille paire de pantoufles confortable.
Et quand je dis pas de sommets, j'exagère quand même un peu, car le final, non content d'être assez inattendu, est aussi très beau, émouvant, évocateur et plein de poésie.
Bref, Axis n'est pas du tout un remake de Spin, mais, dans un autre style, ne lui est pas pour moi inférieur.
On attend maintenant de pied ferme le dernier volet de cette trilogie, Vortex, pour dans deux ans...

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03 octobre 2009

Mystère et petits pains suédois

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson

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De quoi ça parle ?

Un journaliste suédois qui vient de perdre un procès en diffamation se voit engager par un vieil industriel en retraite pour essayer de résoudre le mystère de la disparition de sa nièce 30 ans plus tôt...

Mon opinion :

Après en avoir entendu parler, de ce roman porté aux nues, et après avoir trouvé une bonne âme pour me le prêter, je l'ai entamé... Et terminé.

Bon, alors l'histoire : après un début très prometteur, intrigant, fouillé, on arrive assez vite à une trame archi-classique de thriller de base avec des gens pas gentils du tout et qui font des choses que la morale réprouve (celà dit sans "spoiler"). La partie concernant le journalisme économique reste toutefois intéressante quand elle est évoquée. Les personnages : si Mikael Blomqvist est relativement bien campé, j'ai en revanche trouvé le personnage de Lisbeth Salander complètement invraisemblable. C'est bien simple : je n'y ai pas cru une seule seconde. Quant au style, c'est celui d'un journaliste : direct, redoutablement efficace, en tout cas au début. Vers la fin j'ai quand même eu l'impression que certains passages s'aplatissaient et avaient été "torchés", passez-moi l'expression. Ou alors c'est un problème lié à la traduction si décriée ? En ce qui concerne les thèmes évoqués, c'est surtout celui du banditisme économique qui est intéressant. Pour le reste... le féminisme ? Mouais.

Donc voilà, oui, ce roman est calibré et son succès n'est pas étonnant. Mais non, ce n'est pas un polar, en tout cas pas comme je l'entends. C'est un thriller, et pas assez bon pour me convaincre dans sa catégorie (il est vrai que mes critères sont assez élevés dans ce domaine), l'impression de "déjà-lu" étant omniprésente dans la seconde partie.

Je m'attaque au deuxième maintenant. Le personnage de Salander étant apparemment au centre de l'intrigue, je crains le pire en ce qui me concerne.

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25 septembre 2009

Chats pitres

Le chat qui voyait rouge, de Lilian Jackson Braun

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De quoi ça parle ?

Jim Qwilleran est un ancien chroniqueur criminel qui se voit aujourd'hui offrir par son journal une chronique gastronomique. Le voilà invité à un repas mondain dans une ancienne poterie devenue une pension de famille pour fins gourmets. Qwill finit par s'y installer avec ses deux chats Koko et Yom-Yom, aux talents un peu particuliers. Or, il ne se passe pas que des choses très catholiques dans ce nouveau home sweet home...

Mon opinion :

J'en avais entendu parler deci-dela, des aventures de Jim Qwilleran et de ses deux chats. C'est avec curiosité que j'ai donc attaqué ce livre. Un livre qui commence tranquillement, comme une mayonnaise qui monte doucement. Des personnages attachants, une intrigue qui prend son temps, un style reposant, un humour très british. Comme une sorte de croisement d'Agatha Christie et des romans pour adolescents que je lisais quand j'étais jeune. Mais qu'on ne s'y trompe point : c'est un roman policier redoutable qui finit certes un peu abruptement mais de manière assez dramatique, sans avoir l'air d'y toucher.
Une lecture rapide et reposante, donc, et je sens que si le suivant est du même tonneau, je vais vite devenir accro.

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17 septembre 2009

Religion et planet-opera

Un cas de conscience, de James Blish

conscience

De quoi ça parle ?

La planète Lithia a tout pour plaire aux humains : une atmosphère respirable, une température parfaite, une végétation sympa et une faune compréhensive. Ah, et aussi des habitants amicaux, de grands reptiles qui vivent en parfaite harmonie en ne connaissant ni la guerre, ni l'argent, ni l'art, ni les contraintes sociales, et qui sont peu avancés en sciences. Bref, le Paradis. Ou une création du Malin pour tenter les humains, c'est ce que conclut le père Ruiz-Sanchez, jésuite chargé avec trois collègues d'évaluer la planète. On met donc celle-ci en quarantaine... Et les humains repartent sur Terre, où le Jésuite devra répondre de sa décision, en emmenant le cadeau d'un lithien amical : un bébé lithien...

Mon opinion :

Opération déstockage de PAL avec ce roman qui eut le Prix Hugo en 1959. Un sujet intéressant mais j'ai eu du mal à accrocher, parce qu'on ne peut pas dire que ce soit très palpitant. Néanmoins, malgré la couleur très fifties de certains passages (la place de la femme : une exobiologiste de renom certes, mais qui se voit quand même tout naturellement suggérer d'aller préparer le repas), le roman est assez subtil dans le traitement du sujet de la religion et des questions qu'elle pourra se poser dans le futur. Cela évoque pour moi le roman Le Moineau de Dieu que j'ai chroniqué tantôt. La deuxième partie aborde le sujet du déracinement avec toujours assez de subtilité. La fin est assez abrupte.

Bref, un classique assez cérébral. Amateurs d'action, passez votre chemin. La réfléxion est ici maîtresse, et malgré le style vieillot et l'odeur de poussière, le livre se laisse lire.

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13 septembre 2009

Northampton, deux minutes d'arrêt

La voix du feu, de Alan Moore

Feu

De quoi ça parle ?

Un recueil de nouvelles liées entre elles par le lieu : la ville de Northampton en Grande-Bretagne, et classées chronologiquement de 4000 avant JC à 1995... Du destin d'un jeune retardé de l'âge de pierre jusqu'à celui de l'écrivain terminant son roman, c'est l'histoire baignée de magie et de fantastique de cette ville qui nous est racontée.

Mon opinion :

Je ne brille toujours pas par la nouveauté dans ces chroniques, puisque ce livre est sorti il y aura bientôt deux ans. Il traînait dans ma PAL, le voilà terminé et bien m'en a pris. Le programme était alléchant mais c'était peut-être l'écueil annoncé de la première nouvelle qui m'empêchait de le commencer : une cinquantaine de pages écrites à la manière d'un jeune retardé de l'âge de pierre, qui n'a aucune idée de la temporalité de la vie. Une gageure à écrire, à traduire, à lire. Mais finalement une histoire qui nous met bien dans le ton de la suite. Ambiance de mystère, de magie. Le feu, omniprésent tout au long de ce recueil qui ressemble à un roman. Les époques, variées. Le style, particulier pour chaque nouvelle. Un livre envoûtant, fascinant. Parfois complexe, opaque, souvent déroutant aussi, il faut bien le dire.
Je ne connaissais Alan Moore que de réputation : celle d'un auteur de comics culte, à l'identité bien trempée. Avec ce livre, on voit qu'il a une atmosphère bien à lui, qu'il sait rendre aussi en écrivant (même si ce n'est apparemment pas sa tasse de thé).
Donc une lecture essentielle en ce qui me concerne, même si difficile et exigeante.

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10 septembre 2009

Faites entrer les accusés

20 ans de faits divers (Libération)

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De quoi ça parle ?

Une compilation d'articles sur de célèbres affaires criminelles parus dans Libé entre 1984 et 2006.

Mon opinion :

Amis amateurs de Faites Entrer l'Accusé et des pages faits divers des journaux, bienvenue. Avec ce digest vous serez conquis. De quoi rappeler à notre bon souvenir jusqu'où l'âme humaine est capable d'aller, le tout servi dans des articles de qualité écrits par de grands journalistes. Ca a le mérite de se lire très vite et très bien.

Bon c'est sûr pour trouver ce livre qui était à l'origine un supplément au journal, il va falloir tomber dessus par hasard (comme moi au cours de cet événement annuel que je ne citerai pas) ou l'acheter d'occasion.

Pas sûr que ça vaille la peine de débourser quelques euros, quand même.

Posté par Papa Fredo à 22:11 - Auteurs collectifs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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