La voix du feu, de Alan Moore

Feu

De quoi ça parle ?

Un recueil de nouvelles liées entre elles par le lieu : la ville de Northampton en Grande-Bretagne, et classées chronologiquement de 4000 avant JC à 1995... Du destin d'un jeune retardé de l'âge de pierre jusqu'à celui de l'écrivain terminant son roman, c'est l'histoire baignée de magie et de fantastique de cette ville qui nous est racontée.

Mon opinion :

Je ne brille toujours pas par la nouveauté dans ces chroniques, puisque ce livre est sorti il y aura bientôt deux ans. Il traînait dans ma PAL, le voilà terminé et bien m'en a pris. Le programme était alléchant mais c'était peut-être l'écueil annoncé de la première nouvelle qui m'empêchait de le commencer : une cinquantaine de pages écrites à la manière d'un jeune retardé de l'âge de pierre, qui n'a aucune idée de la temporalité de la vie. Une gageure à écrire, à traduire, à lire. Mais finalement une histoire qui nous met bien dans le ton de la suite. Ambiance de mystère, de magie. Le feu, omniprésent tout au long de ce recueil qui ressemble à un roman. Les époques, variées. Le style, particulier pour chaque nouvelle. Un livre envoûtant, fascinant. Parfois complexe, opaque, souvent déroutant aussi, il faut bien le dire.
Je ne connaissais Alan Moore que de réputation : celle d'un auteur de comics culte, à l'identité bien trempée. Avec ce livre, on voit qu'il a une atmosphère bien à lui, qu'il sait rendre aussi en écrivant (même si ce n'est apparemment pas sa tasse de thé).
Donc une lecture essentielle en ce qui me concerne, même si difficile et exigeante.