Un cas de conscience, de James Blish

conscience

De quoi ça parle ?

La planète Lithia a tout pour plaire aux humains : une atmosphère respirable, une température parfaite, une végétation sympa et une faune compréhensive. Ah, et aussi des habitants amicaux, de grands reptiles qui vivent en parfaite harmonie en ne connaissant ni la guerre, ni l'argent, ni l'art, ni les contraintes sociales, et qui sont peu avancés en sciences. Bref, le Paradis. Ou une création du Malin pour tenter les humains, c'est ce que conclut le père Ruiz-Sanchez, jésuite chargé avec trois collègues d'évaluer la planète. On met donc celle-ci en quarantaine... Et les humains repartent sur Terre, où le Jésuite devra répondre de sa décision, en emmenant le cadeau d'un lithien amical : un bébé lithien...

Mon opinion :

Opération déstockage de PAL avec ce roman qui eut le Prix Hugo en 1959. Un sujet intéressant mais j'ai eu du mal à accrocher, parce qu'on ne peut pas dire que ce soit très palpitant. Néanmoins, malgré la couleur très fifties de certains passages (la place de la femme : une exobiologiste de renom certes, mais qui se voit quand même tout naturellement suggérer d'aller préparer le repas), le roman est assez subtil dans le traitement du sujet de la religion et des questions qu'elle pourra se poser dans le futur. Cela évoque pour moi le roman Le Moineau de Dieu que j'ai chroniqué tantôt. La deuxième partie aborde le sujet du déracinement avec toujours assez de subtilité. La fin est assez abrupte.

Bref, un classique assez cérébral. Amateurs d'action, passez votre chemin. La réfléxion est ici maîtresse, et malgré le style vieillot et l'odeur de poussière, le livre se laisse lire.