26 octobre 2009

Voyages

Le chasseur de jaguar, de Lucius Shepard

jaguar

De quoi ça parle ?

Ce recueil de nouvelles est paru il y a plus de vingt ans et constitue la première partie de la traduction du recueil original (la seconde étant sobrement intitulée "La fin de la vie (pour ce que nous en savons)"). Cinq nouvelles donc, dont voici le "pitch" :

* "Le chasseur de jaguar" : Quelque part en Amérique Centrale, un ancien chasseur de jaguar reprend du service contre son gré. Il aura l'occasion de revenir à ses racines indiennes.

* "L'homme qui peignit le dragon Griaule" : Dans un univers parallèle, aux relents de fantasy discrète, un homme décide de peindre pour l'empoisonner un dragon aux dimensions d'un paysage qui ne vit plus que par l'influence néfaste qu'il a sur les gens aux environs.

* "Salvador" : L'expérience fantastique d'un soldat américain pendant la guerre du Salvador.

* "Comment chuchote et crie le vent à Madaket" : Un écrivain en retraite studieuse sur l'île de Nantucket se trouve confronté à une étrange entité qui l'inspire mais qui exige autre chose de lui...

* "Corail Noir" : L'expérience fantastique d'un ancien combattant du Vietnam retiré sur une île des Caraïbes.

Mon opinion :

Lucius Shepard a été un baroudeur, et ça se sent : l'exotisme est le premier mot qui vient à l'esprit quand on le lit, et je dirais que c'est ce qui m'attire particulièrement chez lui. Il a une façon de nous imprégner d'une atmosphère, d'une ambiance, d'un décor, de personnages, avec des descriptions évocatrices tout en restant assez concises. On voyage, donc, au long de ces cinq nouvelles, dans des contrées fort différentes.
La science-fiction se fait assez discrète, battue en brèche par le fantastique fortement teinté de mystique et de mythique. Mais ce ne sont que des outils utilisés pour décrire les sentiments et tiraillements d'un homme, le héros, en proie à ses démons intérieurs.
Le style est soigné, digne des plus grands auteurs de littérature blanche, et même si parfois il faut s'accrocher, l'ensemble est assez fluide, suffisamment varié pour ne pas nous lâcher.
Des cinq nouvelles, je retiendrais particulièrement la deuxième, qui m'a tout simplement bouleversé. Des images qui me resteront longtemps, comme une persistance rétinienne.
Et aussi la plus longue, la quatrième, que n'aurait pas reniée un Stephen King en grande forme, quoique un peu longuette.
Voilà donc, de la bonne littérature, pour ce recueil qui n'a jamais été réédité mais qu'on peut trouver assez facilement d'occasion.

Posté par Papa Fredo à 08:21 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Voyages

    Facile à trouver faut le dire vite... Ca fait un moment que je le cherches celui ci.
    Sinon j'ai mis la main sur la Fin de la Vie.

    Posté par Efelle, 27 octobre 2009 à 21:30 | | Répondre
  • Je l'avais trouvé au hasard de mes pérégrinations. Il ne me manque que "Zone de feu émeraude" et un deuxième de la série Présence du Fantastique (pas "Thanatopolis", mais l'autre).
    Sinon je suis curieux de lire ton avis sur "La fin de la vie".

    Posté par papa fredo, 05 novembre 2009 à 22:03 | | Répondre
  • Les yeux de la couverture font froid dans le dos...

    Posté par liliba, 04 décembre 2009 à 12:56 | | Répondre
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