08 février 2010

Migraines et vertiges

La Cité des permutants, de Greg Egan

Permutants

De quoi ça parle ?

Vers 2050, la technologie a suffisamment avancé pour proposer la numérisation complète de la personnalité et son exécution dans une réalité virtuelle quelconque. Celui qui en a les moyens peut donc s'offrir un clone virtuel, en quelque sorte. Seul problème : la puissance de calcul nécessaire pour faire tourner tout ça est énorme et ça coûte cher. Paul Durham, lui, a trouvé un moyen pour contourner le problème : il pourrait se passer d'un support physique pour faire tourner son univers à lui...

Mon opinion :

Voilà le livre qui m'a pris plus de trois semaines de lecture et qui a valu autant de temps de pause à ce blog...
De la Hard-SF donc, de la pure et dure dirais-je même. Et même si j'ai suivi des études scientifiques, même si je développe des logiciels moi-même, je dois dire que j'ai eu du mal à entrer dans ce roman. C'est sûr, Egan ne s'embarrasse pas trop de savoir si le lecteur suit ou non, même si, il faut bien l'avouer, il fait preuve d'une certaine pédagogie en présentant les concepts qu'il défend dans le livre. Mais certains passages s'avèrent assez abrupts dans les 100 premières pages, si vous n'êtes pas mathématicien, physicien ou fin connaisseur des automates cellulaires.
Mais ma foi, ce qui fait qu'on s'accroche, qu'on persévère, c'est qu'après tout on n'est pas obligés de comprendre le détail, et Egan est assez habile pour faire passer les idées générales. S'ajoute à ça ce que j'apprécie particulièrement chez cet auteur, une sorte de "sense of wonder" purement scientifique, une faculté à ouvrir des réflexions et des perspectives que même moi, avec mon petit cerveau normal, j'arrive à trouver vertigineuses. Et puis au fil des pages tout s'éclaircit, surtout dans la deuxième partie, et la lecture se fluidifie.
Le style est tout entier au service des idées développées, précis et... scientifique, jusque dans éléments purement romanesques : la relation entre les protagonistes, l'action en elle-même.
Alors voilà, en ce qui me concerne c'est clairement un des plus grands romans de SF que j'aie lu, malgré le fait que son caractère romanesque soit plutôt ténu.
Mais je ne le recommande qu'à ceux que la hard-sf ne rebute pas. Les autres... vous êtes prévenus.

L'avis de Brize

Posté par Papa Fredo à 21:19 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Migraines et vertiges

    Ah bravo !

    Et voilà, tu m'as donné envie de le relire.

    Posté par MiQ, 09 février 2010 à 09:51 | | Répondre
  • Oui, un sacré bouquin, que je ne regrette pas d'avoir découvert !

    Posté par Brize, 09 février 2010 à 18:53 | | Répondre
  • Egan me fait un peur (pour le côté ardu) et c'est pour cela que je me contente de ses nouvelles pour le moment.

    Posté par Darthsoso, 16 février 2010 à 19:54 | | Répondre
  • C'était Efelle...
    Petite erreur de donnée enregistrée.

    Posté par Efelle, 16 février 2010 à 19:55 | | Répondre
  • Moi je suis d'accord : ça fait plutôt peur !

    Posté par Orkan Von Deck, 21 février 2010 à 23:17 | | Répondre
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