Le monde, tous droits réservés, de Claude Ecken

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Comment j'en ai entendu parler ?

Le Cafard Cosmique, entre autres

De quoi ça parle ?

Une douzaine de nouvelles aux thèmes variés, allant de la prospective SF (des histoires se passant dans un futur relativement proche et dans des environnements relativement familiers) à la Hard-SF.

Mon opinion :

J'ai eu beaucoup de mal à le terminer, ce recueil. En effet, je l'ai trouvé assez peu palpitant, je dirais. Je m'y suis ennuyé. Et pourtant... Les nouvelles de prospective sont très justes, certaines mêlant habilement SF et sociologie, avec toujours un fond de physique sérieux. On y croit, c'est plausible. Mais la façon de raconter est un peu plate. C'est dommage.

Les nouvelles de Hard-SF sont à rapprocher de celles de Greg Egan (tout le recueil d'ailleurs, qui n'atteint tout de même pas le caractère vertigineux de la plupart des écrits de l'australien), tout en restant accessibles au commun des mortels (non physiciens), ce qui n'est pas le cas de certaines pièces d'Egan quand même... Ce sont celles qui m'ont le plus accroché, le plus convaincu. On citera "La fin du Big Bang", dont le thème (les mondes parallèles) et le traitement ne sont pas sans rappeler certains chefs d'oeuvre de Robert Silverberg, ou "Fantômes d'univers défunts", noire et poétique.
Et on a un texte très court, "En sa tour, Annabelle", dont le sujet est une fille qui souffre d'une étrange maladie qui ne lui fait dire que des phrases dénuées de sens mais toujours assez poétiques... Un très beau texte, poignant.

Voilà, donc un recueil mitigé selon moi, qui mérite le détour quand même parce qu'il contient quelques pépites.